Canette / Cannette

Corrects tous les deux

L’origine du mot canette, que certains écrivent cannette, est complexe. Au milieu du 19e siècle, il s’agissait d’une petite bouteille en verre contenant de la bière ou du jus. Par la suite, avec la popularisation de la vente d’eau gazeuse et de bière en boite de conserve (can en anglais), le terme a connu une seconde vie. Le mot canette, répandu aujourd’hui au Québec et en France, désigne maintenant une petite boite métallique contenant une boisson.

Arachide / Cacahouète

Québec : arachide. France : cacahouète.

Au Québec, de même qu’en Afrique, le mot le plus couramment employé pour désigner ce fruit est arachide, qui est féminin (ex. des arachides salées). Le beurre d’arachide (qui s’écrit également beurre d’arachides avec s) est un produit courant depuis longtemps en Amérique du Nord. En langage familier, les Québécois disent aussi pinotte (du mot anglais peanut). En France, on utilise plutôt cacahouète ou cacahuète, qui se prononce toujours kaka-ouète. Au Québec, pistache est encore parfois employé au sens d’arachide, mais y est considéré comme vieilli dans ce sens.

Des questions tabou / Des questions taboues

Corrects tous les deux

La tendance actuelle est de traiter le mot tabou comme un simple adjectif. Donc de l’accorder en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte. Mais le sujet n’est pas clos. Certains estiment encore qu’il s’agit d’un nom et qu’il doit rester invariable comme minceur dans l’expression des crèmes minceur.

Des pare-brise / Des pare-brises / Des parebrises

Corrects tous les trois

Les plus traditionalistes des rédactrices et des rédacteurs écrivent des pare-brise en laissant le mot brise invariable. Les tenants de la nouvelle orthographe écrivent un pare-brise, des pare-brises. Quant aux plus modernes des langagistes, ils écrivent un parebrise, des parebrises, en soudant le nom et en ajoutant un s final au pluriel. C’est la forme la plus simple.

Maint ouvrage le dit / Maints ouvrages le disent

Corrects tous les deux

Les adjectifs maint et maints, qui désignent tous les deux un grand nombre, s’emploient indifféremment au singulier ou au pluriel. Ils sont considérés comme littéraires, sauf dans quelques expressions courantes comme maintes et maintes fois.